Date: 11 février 2026
Le service de renseignement extérieur estonien a déclaré que la Russie avait tellement augmenté sa production de munitions qu’elle se préparait en réalité à la prochaine guerre hors d’Ukraine.
Source : Rapport des services de renseignement estoniens pour 2026
Détails : Selon les estimations des services de renseignement estoniens, les usines russes ont produit plus de 7 millions d’obus, d’obus de mortier et de roquettes en 2025, contre 4,5 millions en 2024. Au total, depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, la production de munitions en Fédération de Russie a été multipliée par 17, principalement en raison de la construction de nouvelles installations de production.
La structure de production en 2025 ressemblait à ceci :
- munitions pour obusiers (122 mm, 152 mm et 203 mm) – 3,4 millions ;
- obus de mortier (120 mm et 240 mm) – 2,3 millions ;
- munitions pour chars et véhicules de combat d’infanterie – 0,8 million ;
- missiles pour MLRS – 0,5 million.
Outre sa propre production, la Russie importe activement des munitions. Depuis 2023, Moscou a reçu entre 5 et 7 millions d’obus d’Iran et de Corée du Nord. Selon les services de renseignement, les munitions provenant de la RPDC auraient représenté jusqu’à la moitié des obus tirés par la Russie contre l’Ukraine au cours du second semestre 2025.
L’achat de ces munitions a coûté à la Russie environ 1 000 milliards de roubles (10,6 milliards d’euros) en 2025. Dans le même temps, le prix de revient reste bas : par exemple, un obus de calibre 152 mm coûte moins de 100 000 roubles (environ 1 050 euros), ce qui est beaucoup moins cher que les équivalents occidentaux de calibre 155 mm.
Autrement dit : « Pour le Kremlin, le maintien de ces stocks est presque certainement un élément crucial de la planification de futurs conflits potentiels… La Russie poursuit des objectifs opérationnels à long terme dans la guerre contre l’Ukraine. Cela confirme que la récente reprise du discours sur les pourparlers de paix n’est qu’une tactique pour gagner du temps. » (…)