Date : 10 décembre 2025
Le chef de l’occupation de la région de Kherson, Volodymyr Saldo, a déclaré être prêt à céder à la Biélorussie une partie de la côte de la mer Azov-Mer Noire.
C’est ce qu’a rapporté le Centre pour la résistance nationale, selon Censor.NET. Comme indiqué, le territoire serait destiné à la construction de sanatoriums et de centres de loisirs, car il constituerait « un lieu idéal pour le développement de complexes touristiques ».
Selon Saldo , les parties ont déjà discuté du transfert de portions du littoral.
« En réalité, il s’agit d’une déclaration directe de l’intention de se départir des terres ukrainiennes et d’impliquer un État tiers dans leur contrôle », souligne le message.
De quels territoires parle-t-on ?
Des sources du Service central de sécurité de la région de Kherson indiquent que des négociations avec des structures biélorusses sont en cours depuis au moins l’été 2024. Lors de réunions à huis clos, des sections spécifiques entre Genichesk et Arabatskaya Strilka ont été évoquées, susceptibles d’être cédées pour une utilisation à long terme. Dans un cercle restreint, Saldo qualifie cela d’« échange de loyauté politique de la part de Minsk », permettant à Moscou de légitimer la présence de structures biélorusses.
Installations à double usage
Les analystes du CNS soulignent que les « zones touristiques » ne sont qu’un leurre : en réalité, ces territoires serviront d’installations à double usage – bases logistiques, zones fermées et sites de déploiement des forces de sécurité russes et biélorusses. Cette stratégie permet au Kremlin de contrôler le territoire, de s’attirer des alliés et de contourner le droit international, instaurant de facto une présence militaro-politique sur le sol ukrainien.
« La région de Kherson est considérée par les occupants comme une zone de ressources, où le discours touristique n’est qu’un prétexte pour renforcer la présence militaire et politique des forces alliées. Il s’agit là d’un exemple flagrant de l’utilisation systématique du transfert de technologie pour servir les intérêts stratégiques de la Fédération de Russie et de ses alliés, au mépris total de la souveraineté de l’Ukraine », souligne le Service central de sécurité.