L’Union européenne a imposé des sanctions à dix responsables russes, qu’elle accuse d’être impliqués dans de graves violations des droits de l’homme en Russie et dans la persécution de membres de la société civile et de l’opposition politique russes. Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Lipavsky, a annoncé que ses homologues, réunis à Bruxelles, avaient approuvé la proposition tchèque de sanctions.
La liste des sanctions vise notamment la direction du Service pénitentiaire fédéral de la région de Rostov et, en particulier, le centre de détention provisoire n° 2 de Taganrog, où sont détenus des prisonniers de guerre et des civils ukrainiens. De nombreux témoignages font état de tortures et de mauvais traitements. Parmi les Ukrainiens décédés dans ce centre figure la journaliste Viktoria Roshchina.
La liste comprend également des responsables judiciaires et des forces de l’ordre impliqués dans les poursuites pénales contre Alexeï Gorinov, prisonnier politique reconnu. Elle inclut aussi des personnes impliquées dans la persécution des militants ayant collaboré avec Alexeï Navalny et ses structures.
La liste des sanctions comprend notamment le chef du Service pénitentiaire fédéral de la région de Rostov, Aleksey Polyakov, le directeur du centre de détention provisoire n° 2, Aleksandr Shtoda, et deux de ses adjoints, le juge du tribunal de Basmanny, Timur Vakhrameyev, deux procureurs et trois juges de la Cour militaire d’appel.