La voix de l'opposition russe et de la résistance ukrainienne

Russie, Ukraine

Bilan de la semaine. Jours 1335-1339 de résistance

Travail avec la presse internationale 24.10.2025, 13:15

27 octobre

La semaine a été marquée par des attaques massives de la Russie contre le secteur énergétique ukrainien et par une impasse persistante dans les tentatives de règlement diplomatique du conflit, qui s’est finalement traduite par la première mesure concrète de l’administration Trump : l’imposition de nouvelles sanctions américaines contre la Russie.

Au début de la semaine, la Russie a lancé sur l’Ukraine trois missiles Iskander et soixante drones : des frappes ont été enregistrées sur douze sites. À Tchernihiv, un black-out total s’est produit à la suite des bombardements russes : la ville s’est retrouvée sans électricité ni approvisionnement en eau. Une personne a été tuée lors d’une frappe sur une école maternelle à Kharkiv.

En milieu de semaine, la Russie a mené une attaque massive contre le système énergétique ukrainien, lançant plus de 400 drones et 28 missiles. Des coupures de courant ont commencé dans la majorité des régions.

Pendant ce temps, les tentatives de règlement diplomatique du conflit se sont de nouveau heurtées à une impasse. En intensifiant ses bombardements, le Kremlin a montré à Donald Trump que son plan de cessation de la guerre est incompatible avec les objectifs de Moscou, selon l’ISW.

Le Kremlin indique que la Russie n’est pas prête à accepter « quoi que ce soit de moins que la capitulation de l’Ukraine », d’après l’analyse de l’Institut pour l’étude de la guerre.

À Kramatorsk, deux journalistes ukrainiens ont été tués lors d’une attaque de drone russe.

Enfin, pour la première fois sous la deuxième administration du président Donald Trump, les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions contre la Russie.

Le sommet de l’Union européenne en décembre devrait constituer la date limite définitive pour décider du transfert des avoirs russes gelés à l’Ukraine.

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a déclaré que la question du transfert de ces avoirs devait être tranchée lors du Conseil européen de décembre. Tusk a précisé que les discussions sur ce sujet se poursuivent au sein de l’UE. La Belgique, où se trouve la plus grande partie des avoirs russes gelés — y compris les fonds de la Banque centrale de Russie —, fait preuve de prudence, car un tel mécanisme n’a encore jamais été mis en œuvre.

« La Belgique craint de devoir assumer seule toute la responsabilité. C’est pourquoi nous essayons de convaincre nos amis belges que nous sommes prêts à mettre en place un mécanisme européen de responsabilité partagée. Bien sûr, comme toujours, Viktor Orbán s’y oppose, comme à toutes les décisions concernant l’Ukraine », a déclaré le Premier ministre polonais.

Il a ajouté qu’il est encore trop tôt pour parler d’un accord complet de la Belgique et du Luxembourg sur le transfert des fonds à l’Ukraine, mais que la décision devra être prise d’ici décembre.

« Le Conseil européen se tiendra en décembre, et cela doit être la date limite pour la décision : oui ou non. Nous ne devons pas non plus nous laisser emporter par l’émotion, car l’Ukraine ne pourra ni gagner cette guerre ni se défendre contre la Russie sans soutien financier », a souligné Tusk, rappelant que les sources alternatives de financement sont limitées.

Le 23 octobre, l’agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier, a rapporté que l’Union européenne avait repoussé à décembre 2025 la décision sur l’utilisation des avoirs gelés de la Banque centrale russe pour aider l’Ukraine. Selon ces sources, Bruxelles a dû céder après que la Belgique a exigé des garanties plus solides pour s’assurer qu’elle ne serait pas tenue responsable des risques liés à l’octroi de crédits à l’Ukraine à partir de ces avoirs russes gelés, estimés à 140 milliards d’euros.