Saratov : ville de l’Ouest de la Russie, capitale administrative de l’oblast de Saratov
15 novembre 2025
L’Église orthodoxe russe a décidé d’envoyer ses « commissaires » dans les établissements médicaux publics de Saratov afin de dissuader les femmes d’avorter. Cette décision fait suite à un décret signé par le métropolite Ignace de Saratov et Volsk. Le décret appelle à « intensifier les efforts pour mettre en œuvre » les décisions de l’Église visant à s’opposer à l’avortement et à la participation de l’Église orthodoxe russe « dans le domaine de l’action sociale », précise le document.
Dix-huit prêtres et un hiéromoine seront affectés aux centres de santé pour femmes afin de renforcer la collaboration entre le diocèse local et les institutions médicales. Outre leur rôle de sensibilisation et de prévention des interruptions de grossesse, les prêtres apporteront un soutien spirituel aux patientes et au personnel médical. Le clergé coordonnera cette action avec Boris Burlakov, responsable du Département diocésain pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance.
En octobre, le prêtre Fiodor Loukianov, président de la Commission patriarcale pour les questions familiales, a déclaré que l’Église orthodoxe russe demanderait la reconnaissance légale du droit de vote du père dans les décisions relatives à l’avortement. « Dès sa conception, un enfant est un don de Dieu, et la responsabilité de sa préservation incombe aux deux parents. Un père ne devrait pas seulement avoir le droit de vote, il est responsable devant Dieu de la protection de la vie de son enfant », a-t-il affirmé.
Parallèlement, des régions russes continuent d’adopter des lois interdisant l’« incitation » à l’avortement sous peine d’amendes. Au total, 27 régions russes ont déjà adopté de telles réglementations, dont Saint-Pétersbourg, Kaliningrad, Belgorod, Kirov, Novgorod, Vologda, Pskov, Tver, Smolensk et d’autres encore.
Dans dix autres entités constitutives de la Fédération de Russie, cette question a été abordée ou un projet de loi correspondant est déjà à l’étude par les organes législatifs, a rapporté l’agence TASS.