La voix de l'opposition russe et de la résistance ukrainienne

États-Unis, France, Iran

Les animateurs de Samizdat 2 discutent de la situation nouvelle créée par les bombardements US sur l’Iran

Se reporter au message : Escalade de la guerre en Iran, mesurer la modification profonde de la situation mondiale, par Robert

https://samizdat2.org/escalade-de-la-guerre-en-iran-mesurer-la-modification-profonde-de-la-situation-mondiale-par-robert/

Jean Pierre réagit à ce que Robert a écrit hier:

 Robert : 

«  Avec le génocide en cours du peuple palestinien, puissamment renforcé par les bombardements de Trump sur les installations nucléaires du régime des Mollahs, la situation mondiale de la guerre vient de se modifier considérablement. »

Après la citation de A.Nemets:

«  Posons la question : en quoi cette intervention va-t-elle ouvrir une situation qui permettra au peuple iranien de se débarrasser du régime des Mollahs ? » 

Question à laquelle il n’est pas possible de répondre par l’affirmative, on est d’accord. 

Mais est-ce la bonne question? 

Pour ma part la question que je me pose après les déclarations récentes et réitérées du régime iranien – mais néanmoins anciennes et constantes – est toute autre : en quoi cette intervention permet-elle de reculer l’échéance, voire pourrait rendre impossible une attaque visant à effacer Israël de la carte? Au nom de quoi eut-il fallu ne pas considérer ces proclamations comme déclaration de guerre?  

Aurait-il fallu que l’armée israélienne prenne le risque de se trouver  par surprise face à une  attaque décisive des gardiens de la révolution et dans l’obligation de se défendre le dos au mur?

Pourquoi jusqu’ici ces questions n’avaient pas lieu d’être posées, sinon en raison des atrocités commises par l’armée de Netanyaou contre le peuple palestinien et que nous ne cessons de condamner? 

De même qu’on ne peut confondre le régime des religieux chiites avec le peuple qu’il opprime en Iran, on ne peut confondre  le fascistes qui gouvernent Israel avec le peuple israélien.

Robert conclut son  analyse : 

« Nous sommes dans une situation nouvelle. Comment les sites Kasparov et Svoboda, plus quelques autres dont nous nous faisons l’écho, vont-ils analyser cette modification importante de la situation géopolitique et militaire ? Pour l’instant une certaine voix démocratique et libérale risque de s’essoufler. » 

Pour ma part je ne dirai pas que nous sommes dans une situation nouvelle, je dirai que nous sommes dans la situation ancienne déjà pétrie de contradictions, mais poussées à leur paroxysme. La « mère de la bataille » reste envers et contre toutes les apparences toujours la guerre d’attrition que mène contre l’Ukraine depuis 1200 jours le régime de Poutine. Le régime iranien, lui, apporte tout son soutien militaire et politique à cette entreprise en fournissant des armes et sans doute davantage au côté de la Corée du Nord. Il est devenu de fait un bras armé désormais essentiel au régime dictatorial de Poutine pour la poursuite de la guerre. Qu’aujourd’hui Trump veuille, à son corps défendant, mener les opérations militaires qu’ Israël n’a pas les moyens de mener à bien, est dans la logique impériale la politique états-unienne. Pour l’heure c’est les rapprochements et le soutien à Poutine qui en subit les conséquences mais pour autant on n’a pas eu vent de projet de rupture. 

Je pense que l’analyse que fait Robert est biaisée par le fait d’une erreur de perspective ou de point de départ: son analyse part de Gaza, des atrocités, du génocide, de l’impérialisme israélien…, OK, mais ça ne débouche politiquement sur pas grand-chose: la sempiternelle dénonciation de l’impérialisme et la solidarité.

Si on prend la situation à partir de ce que représente le régime des ayatollahs sur l’échiquier international, les objectifs qu’ils s’assignent en développant leur armement nucléaire, la perspective est toute autre. 

Sur le papier de Nemets, il n’a jamais été internationaliste, il se revendique comme juif russe en exil aux USA, qu’il se réjouisse des frappes su l’Iran, qu’il en exulte même, peut me chaud. J’essaie de comprendre en lisant « Mendelssohn est sur le toit  «  récit-roman de Jiri Weil, Ed 10.18. C’est à Prague en 42-43 sous la botte des SS, j’avais déjà deux ans! J’y trouve bien des petites choses qu’on trouve comme par hasard dans Svoboda et Kasqparov.ru