La liste des personnes disposant d’informations sur leur implication dans des activités extrémistes ou terroristes (la « Liste des terroristes et des extrémistes »), tenue par Rosfinmonitoring, comprend désormais les personnes accusées et condamnées dans des affaires liées à la diffusion de prétendues fausses informations sur l’armée russe et à son prétendu discrédit. Le journal The Insider a attiré l’attention sur ce point.
Cette nouvelle pratique est liée à l’introduction d’une loi élargissant la liste des motifs d’inscription. Pour y figurer, il n’est plus nécessaire que l’affaire soit directement liée à des accusations de terrorisme ou d’extrémisme. Outre les « faux » et le « discrédit », l’accusation d’exhibition d’objets ou de symboles nazis peut également justifier l’inscription sur la liste.
Comme l’écrit The Insider, le 17 juin, Valentina Kogut, originaire de Jitomir et résidant à Ekaterinbourg, condamnée en mai 2025 à deux ans de prison avec sursis en vertu d’un article sur la discréditation de l’armée russe, a été ajouté à la liste des terroristes et extrémistes. Le 9 juillet, la journaliste ukrainienne Yanina Sokolovskaya a été ajoutée à la liste, condamnée par contumace en Russie à sept ans de prison pour diffusion de fausses informations sur l’armée russe.
La liste des terroristes et des extrémistes comprend des personnes contre lesquelles des poursuites pénales ont été engagées en Russie ou condamnées en vertu de plusieurs articles du Code pénal. L’inscription sur cette liste entraîne le blocage de tous les comptes bancaires de la personne concernée, l’interdiction de toute transaction immobilière et diverses autres restrictions.