Le pétrolier Kairos, attaqué par des drones navals ukrainiens au large des côtes turques fin novembre et ayant subi d’importants dégâts, s’est échoué dans les eaux territoriales bulgares près de la ville d’Ahtopol, rapporte le service bulgare de Radio Free Europe/Radio Liberty.
Le Kairos bat pavillon gambien et serait membre de la « flotte fantôme » russe qui transporte du pétrole russe en violation des sanctions.
L’équipage de 10 personnes a été évacué avec l’aide des secouristes bulgares.
Une violente tempête fait actuellement rage dans la zone de la mer Noire où le Kairos est en détresse, rendant toute intervention à bord impossible. Puisqu’il n’y avait pas de pétrole à bord du pétrolier au moment de l’attaque ukrainienne, on peut supposer qu’il n’y en a toujours pas.
Le journal bulgare Maritime rapporte que le pétrolier Kairos a été remorqué vers les eaux bulgares par le remorqueur turc Timur Bey. Le remorquage a débuté le 3 décembre, en direction de Tuzla en Turquie, mais le remorqueur a ensuite fait route vers les côtes bulgares.
Une fois entré dans les eaux territoriales bulgares, le remorqueur a cessé son escorte, désactivé son système d’identification et mis le cap sur le port turc d’Ineada. Les autorités bulgares n’ont fait aucune mention de cet incident dans leurs communiqués officiels. On ignore pourquoi les services de surveillance maritime bulgares n’ont pas réagi à l’arrivée du pétrolier de 276 mètres, remorqué vers leurs côtes.
Le Kremlin a qualifié l’attaque contre le pétrolier au large des côtes turques d’« incident scandaleux », tandis que Türkiye a déclaré que de telles attaques constituent une menace pour la sécurité maritime et environnementale dans la région.