3 octobre 2025
L’administration Donald Trump entend aider les forces armées ukrainiennes à intensifier leurs frappes contre les installations énergétiques russes. Ces frappes ont entraîné la fermeture d’au moins cinq raffineries rien qu’en septembre et plongé des régions de l’Extrême-Orient à la Russie centrale dans des pénuries d’essence.
Selon NBC News, citant trois responsables proches du dossier, l’aide des services de renseignement américains prévue pour Kiev sera utilisée pour cibler les infrastructures énergétiques.
Ces nouvelles mesures visent à aider Kiev à mieux comprendre le déploiement de ses moyens de défense aérienne et à cartographier les itinéraires de frappe, augmentant ainsi l’efficacité de ses drones et missiles longue portée existants, ont expliqué au Financial Times des sources proches des discussions. Il s’agira de la première extension de l’aide au renseignement fournie à l’Ukraine depuis le retour du président Trump à la Maison Blanche.
Des sources du Financial Times indiquent également que cette coopération élargie couvrira l’utilisation de toute nouvelle arme à longue portée que les États-Unis pourraient vendre à leurs alliés de l’OTAN pour livraison en Ukraine. Trump a demandé aux ministères de la Défense de se préparer au partage de renseignements, selon les sources du journal. Une source proche des discussions en cours à la Maison-Blanche a qualifié cela de « changement fondamental d’attitude » de l’entourage proche de Trump face à la situation en Ukraine.
Le président lui-même a durci son discours envers la Russie le mois dernier, la qualifiant de « tigre de papier » et affirmant que l’Ukraine pouvait gagner la guerre et libérer tous les territoires occupés. Il a également exigé des mesures visant à stopper les exportations de pétrole et de gaz russes, bien qu’il n’ait pas encore pris de telles mesures.
La Russie a augmenté ses bombardements sur les villes ukrainiennes de 40 % suite à la rhétorique plus dure de Trump.
La pénurie de carburant qui a frappé la Russie à la suite des frappes ukrainiennes sur d’importantes raffineries de pétrole a forcé les autorités à augmenter leurs achats d’essence en provenance de Biélorussie et même à recourir à l’importation d’essence en provenance de Chine et d’autres pays asiatiques.
Fin septembre, un record : 38 % de la capacité de raffinage du pays, capable de traiter 338 000 tonnes par jour, était inutilisée. Soixante-dix pour cent de cette interruption était due aux frappes de drones, qui ont touché plus de vingt grandes raffineries depuis début août. Le mois dernier, quatre autres raffineries ont dû fermer, dont celle de Kinef, dans la région de Léningrad, la deuxième plus grande raffinerie de Russie en termes de capacité, et celle de Rosneft à Riazan, l’une des cinq premières.