Mise à jour : 01-04-2026
Commentaire de Jean Pierre :
En tous cas, nous nous dirigeons vers une nouvelle guerre.
Au cours de sa vie scandaleuse, Donald Trump (DT) a connu au moins cinq faillites – quatre dans les affaires et une dans les affaires politiques. Il convient de noter que dans le monde des affaires sérieuses, la faillite est considérée comme un signe d’incompétence. Cela gâche la réputation et ils essaient de l’éviter de toutes les manières possibles. Mais tout est différent dans le monde de DT. Là, la faillite n’est qu’un des moyens de sortir d’une situation désagréable et de se préparer à une nouvelle aventure. Cette approche a aidé Trump non seulement à survivre à la faillite politique de 2020, mais aussi à augmenter son capital politique d’ici les prochaines élections.
Mais le problème, c’est qu’en politique, les lois ne sont pas les mêmes que dans le monde de la fiction. Ici, peu importe la longueur de la corde, il y a toujours une fin. Et plus la corde est « solide », plus la fin est brutale… Donald essaie bien sûr de se sortir de cette situation : il menace, bluffe, fait des avances. Tantôt on l’invite chez les ayatollahs, tantôt on le comble de cadeaux d’une valeur inestimable, tantôt on le supplie littéralement à genoux, on l’embrasse, « pardon, Seigneur », et ainsi de suite. Derrière tout ce verbiage se cache la confusion, l’incompréhension de la situation et l’ignorance de ce qu’il faut faire.
La situation est vraiment déroutante, les ayatollahs n’abandonnent pas. De plus, il semblerait que les « gardiens » aient pris le pouvoir, et ce sont des types coriaces : ils ont beaucoup à perdre et de bonnes raisons de prendre des risques. Si jamais quelque chose arrive, on ne leur pardonnera pas. Par ailleurs, l’Iran bénéficie du soutien d’organisations vassales (NSPO) ; rappelons-nous le concept de segmentation politico-territoriale Ce ne sont pas seulement des organisations militaro-politiques, ce sont, en fait, des États indépendants dont l’existence dépend de l’Iran.
Ainsi, l’hypothèse selon laquelle le régime théocratique ne peut être renversé que par une combinaison d’une guerre à distance et d’une opération terrestre de toutes les parties est confirmée. Les Kurdes pourraient être l’un de ces camps. Ils ont une armée expérimentée, prête au combat et très motivée, mais ils doivent être intéressés et convaincus que cette fois-ci ils ne seront pas abandonnés.
Nous en venons ici à un autre point faible de Trump, sa réputation. Dans le monde du spectacle, on applique souvent la règle « plus c’est mauvais, mieux c’est ». En politique, ce n’est pas du tout le cas. Si l’on veut réussir, il faut que l’on vous fasse confiance, or la confiance envers Trump est au plus bas. Rappelons-nous ne serait-ce que la façon dont il a roulé Maria Machado. Le « plus grand de l’univers » lui a soutiré la médaille de la paix, et en échange, Maria n’a pas obtenu la présidence, mais la paix du monde. Pas de confiance, pas de politique sérieuse. Nous nous dirigeons vers une nouvelle faillite et, peut-être, vers une nouvelle aventure.