Date: 10 janvier 2026
En décembre 2025, le cardinal Pietro Parolin a rencontré l’ambassadeur des États-Unis auprès du Saint-Siège, Brian Birch, afin de persuader l’administration Trump d’autoriser le président vénézuélien Nicolas Maduro à se réfugier en Russie. La Russie était, selon certaines sources, disposée à accueillir Maduro et à cesser toute ingérence au Venezuela en échange de concessions dans le cadre des négociations de paix visant à mettre fin à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.
C’est ce que rapporte le Washington Post, citant ses propres sources.
Selon la publication, le cardinal Pietro Parolin, alors nonce apostolique au Venezuela, a tenté de rencontrer le secrétaire d’État américain Marco Rubio ou de s’entretenir avec lui. Le cardinal aurait déclaré à l’ambassadeur que la Russie était « prête à accorder l’asile à Maduro » et que les États-Unis devaient « juste prendre leur mal en patience ».
Malgré les déclarations du Vatican, l’administration Trump était convaincue que Maduro ne quitterait pas le pays. Des sources ont confié au Washington Post que Nicolas Maduro s’était vu proposer à plusieurs reprises de quitter le Venezuela lors d’une campagne d’attaques américaines contre des bateaux quittant les ports vénézuéliens. Les Américains soupçonnaient ces bateaux de transporter de la drogue.
« Il n’a pas accepté l’accord. Il comptait simplement rester les bras croisés et regarder la crise se propager autour de lui », a déclaré la source au journal.
L’administration Trump estimait également que Nicolas Maduro avait « perdu le contact avec la réalité ».
« Il pensait que sa conversation de novembre avec Trump s’était bien passée. En réalité, on lui a dit que son temps était écoulé : « Le président a dit que vous pouviez choisir la voie facile ou la voie difficile » », a déclaré la source.
Le Vatican s’efforce de persuader les États-Unis de ne pas lancer de campagne militaire contre le Venezuela. Le cardinal Pietro Parolin a déclaré à l’ambassadeur américain Brian Burch que « la Russie renoncera au Venezuela si elle est satisfaite de la situation en Ukraine », faisant référence aux concessions américaines dans les négociations de paix visant à mettre fin à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.
L’administration Trump savait que la Russie aurait offert l’asile non seulement à Nicolas Maduro, mais aussi à d’autres membres de son gouvernement. Cependant, les services de renseignement et le gouvernement estimaient que Nicolas Maduro ne se rendrait pas en Russie, car sa capacité à obtenir et à vendre l’or qu’il avait précédemment exporté du Venezuela s’en trouverait limitée. (…)