Victoria Lytvyn
Lundi 30 mars 2026
Les réserves d’or de la Russie continuent de diminuer en 2026 ; début mars, leur volume s’élevait à environ 2 311 tonnes, contre 2 326 tonnes en janvier.
C’est ce que rapporte le SZRU.
Pour la première fois depuis longtemps, la Banque centrale de Russie a commencé à vendre de l’or sur le marché intérieur. L’autorité de régulation a pris cette mesure en novembre 2025, rompant ainsi avec sa politique d’accumulation précédente. Depuis lors, les volumes de vente n’ont cessé d’augmenter.
Ce schéma de transactions illustre l’impact des sanctions : la Banque centrale échange de l’or contre des yuans, et les banques commerciales, soumises à moins de restrictions, vendent le métal à l’étranger et utilisent le produit de ces ventes pour maintenir leur liquidité.
Les réserves internationales totales de la Russie ont également diminué, passant de 833,6 milliards de dollars à 809,3 milliards de dollars en février. Parallèlement, une part importante de ces fonds – environ 300 milliards de dollars – demeure gelée en raison des sanctions, ce qui limite considérablement leur utilisation. Dans ce contexte, la part de l’or dans les réserves a atteint près de 47 %, faisant de l’or l’un des rares instruments financiers disponibles.
La réduction des réserves est due à plusieurs facteurs : la nécessité de financer le déficit budgétaire, l’accès limité aux principales devises et la nécessité de maintenir la liquidité du yuan pour les transactions de change.
Contrairement à la tendance mondiale des banques centrales qui augmentent activement leurs réserves d’or, la Russie est contrainte de les vendre. Selon l’agence de presse russe SZRU, cela souligne la vulnérabilité de son système financier : l’or est de plus en plus utilisé comme source de liquidités immédiates et la dépendance à l’égard du secteur financier chinois s’accroît.