9 mai 2026
Les forces de l’ordre françaises ont arrêté un membre d’une organisation terroriste impliqué dans des actes de torture commis dans la prison illégale « Isolement » de Donetsk.
Cette annonce a été faite par le procureur général d’Ukraine, Ruslan Kravchenko.
Selon l’enquête, entre 2017 et 2019, un citoyen ukrainien a coopéré volontairement avec le soi-disant « Ministère de la Sécurité d’État de la RPD ».
« D’anciens détenus affirment qu’il était l’assistant du directeur d’une prison clandestine située dans la région de Donetsk. Selon eux, il participait à la torture des prisonniers, les maltraitait, exerçait des pressions psychologiques, les forçait à avouer et les humiliait. Au moins neuf victimes ont été identifiées à ce jour », a déclaré Kravchenko.
Selon lui, en 2021, lorsque l’enquête a été terminée en Ukraine et que l’affaire a été transférée devant les tribunaux, l’accusé s’est enfui en France et a tenté d’y obtenir le statut de réfugié.
« Suite à un appel lancé par le parquet ukrainien, l’ONG « Truth Hounds » et d’autres organismes d’intérêt public, les forces de l’ordre françaises ont ouvert une enquête. En collaboration avec le parquet ukrainien, elles ont interrogé les victimes, et la partie ukrainienne a transmis des éléments de preuve supplémentaires afin de renforcer le dossier », a ajouté le procureur général.
Grâce à cette collaboration, l’homme a été interpellé. À la demande du Parquet national antiterroriste, il a été placé en garde à vue et inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. L’enquête est actuellement menée sous l’autorité d’un juge d’instruction du tribunal spécialisé de Paris.
Kravchenko a souligné qu’il s’agissait du deuxième cas de détention à l’étranger de personnes impliquées dans des crimes de guerre commis en Ukraine. Le premier était la condamnation en Finlande d’un combattant des forces armées russes à la prison à vie. L’appel de cette décision est actuellement en phase finale.
« Nous attachons une grande importance à la coopération internationale avec nos partenaires étrangers. Cela démontre une fois de plus qu’aucune frontière ne protégera les personnes impliquées dans des crimes contre les Ukrainiens », a souligné le procureur général d’Ukraine.
Pour rappel, en mars 2025, le tribunal de district d’Helsinki a condamné le néonazi russe Jan Petrovsky, membre du groupe « Rusich », à la prison à vie pour quatre crimes de guerre commis en Ukraine.