Ce texte est une déclaration collective des collectifs anarchistes russophones (voir la liste des signataires ci-dessous). Il aurait dû être publié plus tôt, mais le moment est désormais venu de publier une déclaration commune sur la guerre en Ukraine. Nous ne prétendons pas représenter la position de tous les anarchistes russes, mais la nécessité d’adopter une position claire et les contradictions liées à la guerre en Ukraine nous obligent à agir comme un mouvement uni.
Au cours des onze années de guerre, et en particulier au cours des trois dernières années, nous avons assisté à diverses réactions à la lutte de la société ukrainienne contre l’agression russe. Des camarades du mouvement anarchiste ukrainien ont rejoint l’autodéfense tant sur le front qu’à l’arrière. La propagande russe, le manque de conscience de ce qui se passe, le dogmatisme et les contradictions engendrées par la guerre ont provoqué des troubles dans tous les mouvements politiques.
Le mouvement anarchiste s’est également divisé en deux camps : celles et ceux qui soutiennent et celles et ceux qui condamnent. Pendant la guerre, les événements organisés en soutien à l’Ukraine par les « collectifs de solidarité » et d’autres initiatives anti-autoritaires ont rencontré de grandes difficultés. Dans certains lieux anarchistes européens, les discours de camarades ukrainien·nes et bélarus·ses ont été attaqués et sabotés.
Il est important de noter que pendant toute la durée de la guerre, il n’y a eu aucune discussion constructive au sein du mouvement pour développer des positions et des actions coordonnées et cohérentes. Cela a conduit à un manque de solidarité pratique et à des analyses superficielles. Cela a également conduit certaines personnes à essayer de dicter ce que les anarchistes ukrainien·nes devraient faire, alors que ces personnes ignorent souvent la réalité pratique de cette guerre. Cela révèle un terrible manque de compréhension et de camaraderie au sein du mouvement. Outre les perturbations d’événements, cela est allé jusqu’à des rires délibérés pendant une minute de silence à la mémoire des camarades décédé·es. De tels cas soulignent que nous ne nous souvenons pas toujours qui est notre ennemi. Les autorités prospèrent grâce à notre division, à notre manque de respect pour les camarades décédé·es et à notre attitude hostile les un·es envers les autres. Les divergences de tactiques et de points de vue sont inévitables dans un mouvement révolutionnaire, mais nous ne devons pas permettre à nos ennemis d’en tirer parti.
La guerre de l’information façonne le discours et modifie la pensée. Il est difficile d’y résister, car cette guerre n’est pas visible. Elle n’agit pas de manière grossière et s’intègre parfois habilement dans les positions existantes, les confirmant, au lieu de permettre à notre analyse de s’adapter à la réalité changeante. Dans le même temps, la guerre de l’information poursuit les mêmes objectifs que les combats réels. Il est facile d’oublier que la guerre se déroule également sur le terrain de l’information. Mais, comme dans les combats réels, il est nécessaire d’adopter une position fondée sur l’idéologie et les principes.
La complexité de la situation dans laquelle se trouvaient les camarades ukrainien·nes et la réaction des collectifs étrangers à leurs actions montrent la réalité des problèmes au sein du mouvement anarchiste. De plus, la guerre en Ukraine elle-même est un autre signal d’alarme qui montre ce à quoi nous devrons faire face à l’avenir. Nous observons déjà la montée des forces de droite en Europe, tant dans la politique que dans l’état d’esprit de la société en général. Compte tenu de cela, nous aimerions appeler les camarades des pays occidentaux à prêter attention aux opinions de celles et ceux qui ont déjà été confrontés à la réalité horrible et cruelle de la guerre et de la dictature. Les systèmes étatiques évoluent précisément dans cette direction, et à un moment donné, vous pourriez vous réveiller dans un pays sous un régime fasciste, avec des bombes qui tombent sur votre tête.
La Russie est un pilier de l’autoritarisme et du fascisme.
Dans son programme idéologique actuel, l’État russe utilise les événements du passé pour se présenter comme une force « antifasciste » imaginaire. Mais, tout comme il y a un siècle, la Russie reste aujourd’hui un empire. La réécriture de l’histoire, les mensonges et les manipulations conceptuelles suivent la logique du patriotisme impérialiste, imposé à la société russe depuis l’époque des tsars. Ce lavage de cerveau idéologique de la population est nécessaire pour renforcer le pouvoir de l’État, rallier les élites et les classes du pays et transformer l’économie en fonction des besoins militaires.
À leur tour, les mouvements d’extrême droite prospèrent dans cette nouvelle phase d’autoritarisme russe. La guerre a donné carte blanche à l’extrême droite russe et lui a donné l’occasion de fusionner avec l’État dans son programme d’ultra-violence. De nombreux participants russes de premier plan à la guerre, en particulier les propagandistes militaires, sont associés à des groupes fascistes ou néonazis locaux. Le groupe d’extrême droite « Russian commons » (« Русская община ») fonctionne sous le patronage de Bastrykin, le chef du Comité national d’enquête. Les rapports faisant état de violences d’extrême droite se multiplient depuis le début de la guerre. Pour les groupes et les blogueurs/blogeuses qui soutiennent la guerre, toutes les déclarations et actions sont autorisées, tant qu’elles ne contredisent pas la ligne politique du Kremlin.
La Russie de Poutine soutient activement les mouvements d’extrême droite et conservateurs à travers l’Europe, du Front national en France à l’AfD en Allemagne. Ceux-ci remercient le Kremlin en exigeant la levée des sanctions contre la Russie et l’arrêt de l’aide militaire à l’Ukraine. Les groupes anarchistes occidentaux devraient en tenir compte lorsqu’ils formulent leur position sur la fourniture d’armes à l’Ukraine.
Les déclarations de l’État russe sur la « lutte contre le fascisme en Ukraine » sont des tentatives hypocrites de justifier son agression militaire motivée par des intérêts capitalistes et impérialistes. Nous ne nions pas que des groupes d’extrême droite opèrent en Ukraine (comme dans de nombreux autres pays). Mais il est également important de rappeler que la politique coloniale russe a largement contribué à leur émergence.
Il ne s’agit pas simplement d’une confrontation capitaliste et impérialiste entre deux blocs.
Cette guerre est une agression impérialiste de la Russie et une punition infligée à l’Ukraine pour sa déloyauté envers Poutine. Le fait que cette guerre s’inscrive également dans le cadre d’une confrontation mondiale entre de nombreuses forces géopolitiques ne change rien à cette réalité. L’impérialisme des pays occidentaux ne diminue ni ne justifie l’impérialisme russe, qui attaque actuellement les villes ukrainiennes. De plus, cette guerre doit être comprise dans le contexte mondial de ce que les zapatistes appellent « la quatrième guerre mondiale ». Les conséquences du néolibéralisme et du fascisme sont de plus en plus prononcées. La destruction de la dignité humaine et de notre environnement se produit à grande échelle. C’est la réalité et le défi auxquels le mouvement anarchiste et tous les mouvements de libération doivent faire face. La guerre en Ukraine montre à quel point chaque société a besoin de se défendre contre l’État. C’est une partie de la guerre qui frappe depuis longtemps à votre porte. Les camarades ukrainien·nes peuvent être les meilleurs allié·es dans cette guerre, car elles et ils ont déjà subi ce terrible coup et ont une expérience unique de survie et de résistance dans leur contexte. Si les camarades européen·nes veulent vraiment résister à cette guerre et aux guerres futures, il est alors primordial d’établir des contacts et d’échanger des expériences afin de comprendre comment s’organiser dans leurs pays et leurs sociétés.
De nombreuses forces géopolitiques participent à la guerre en Ukraine, et chacune d’entre elles poursuit ses propres intérêts. Il n’y a rien de nouveau à cela, et il en sera de même dans toutes les guerres futures. Quelle est la position du mouvement anarchiste dans ce contexte ? Une simple position « contre la guerre » ne suffit pas. Notre mouvement doit se ranger du côté de la société. En Russie et en Ukraine, cela aura des implications différentes dans la pratique. Dans la situation actuelle en Ukraine, les intérêts de la société et du mouvement anarchiste (le besoin de survie et d’autodéfense) recoupent en partie les intérêts de l’État au niveau tactique. En Russie, la situation est différente : les intérêts de l’État agresseur sont opposés à ceux de la société. C’est pourquoi il peut sembler facile de lutter contre l’empire de l’intérieur, aux côtés de la société. Cependant, le mouvement anarchiste russe rencontre de nombreux problèmes lorsqu’il interagit avec la société, qui est souvent soumise à un lavage de cerveau par la propagande. En réalité, il n’y a pas de contradictions entre les intérêts des sociétés russe et ukrainienne, c’est seulement l’État qui fait obstacle à la coopération.
À cet égard, il est important d’avoir un noyau idéologique fort et une ligne stratégique qui nous permettront de mener à bien la lutte révolutionnaire à long terme pendant et après la guerre. Dès à présent, les mouvements et collectifs européens pourraient dialoguer avec leurs camarades ukrainien·nes et discuter d’une résistance commune contre l’invasion et des luttes futures après la fin de la guerre, lorsque la politique intérieure de l’État ukrainien fera l’objet de graves conflits sociaux. Pour l’instant, il n’existe pas de ligne stratégique de ce type, ni de mouvement fort. Il n’y a donc pas de perspective à long terme qui permettrait aux camarades européen·nes de voir au-delà des contradictions et des compromis actuels.
De nombreuses lectrices et lecteurs de ce texte connaissent bien la notion de « monde russe ». Dans la conception de l’État russe, le « monde russe » est une sphère d’influence politique, économique, militaire ou idéologique de la Russie. En d’autres termes, il s’agit du bon vieux colonialisme. Mais il existe encore, au sein du mouvement anarchiste mondial, des personnes qui éprouvent de la sympathie pour « la Russie en tant qu’idée ». Il en résulte parfois que, dans leur volonté de prendre position contre l’impérialisme occidental, les camarades négligent le problème du « monde russe », ainsi que les problèmes d’un bloc lâche d’États historiquement opposés à l’Occident et alliés à la Russie : la Biélorussie, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord, etc.
Le « monde russe » n’est pas une solution au problème de l’impérialisme occidental. Toute nostalgie de l’ancien État « socialiste » doit être laissée au passé. La Russie moderne est une version mutée du néolibéralisme de droite. Elle est beaucoup plus agressive que la version européenne et, en cas de victoire, elle ne flirtera pas avec la liberté d’association, de réunion ou de presse. Il n’est pas nécessaire d’aimer l’État ukrainien pour résister au régime russe. Nos camarades ukrainien·nes, dont beaucoup se sont rendus en Russie, savent très bien ce qu’entraînerait la défaite de l’Ukraine. Il en va de même pour les camarades bélarus·ses et russes qui ont fui vers l’Ukraine en raison de la répression politique dans leur pays bien avant 2022.
Les moyens et les fins sont liés, et les fins ne justifient pas les moyens. L’un des principaux objectifs du mouvement anarchiste est de résister à l’État non seulement sur le plan idéologique, mais aussi dans la pratique. Sur le plan tactique, cela peut signifier résister à la montée des États autoritaires, dont la Russie est un parfait exemple.
Réfléchissez de manière critique à vos sources
La communauté anarchiste n’est homogène dans aucun pays ni aucune région. Si vous avez une position qui vous tient à cœur, vous trouverez partout au moins un groupe (même très marginal) qui partage cette position. C’est souvent ce qui se passe : des camarades européen·nes tombent sur un groupe russe ou ukrainien qui estime que « toutes les parties à cette guerre sont pourries, il n’y a rien à faire », et elles ou ils commencent à propager cette position.
En effet, en Ukraine, il existe un groupe qui se concentre principalement sur la critique de l’État ukrainien : « Assembly » de Kharkiv. En Russie, le projet KRAS-MAT ( Confédération des anarcho-syndicalistes révolutionnaires — Association internationale des travailleurs/travailleuses ) adopte une position similaire. Ils bombardent les organisations anarcho-syndicalistes occidentales de déclarations. Avec la logique « les deux camps sont pourris », ces déclarations permettent d’éviter facilement d’approfondir le problème de la guerre.
Nous pensons que les déclarations du KRAS-MAT doivent être prises avec beaucoup de prudence. Par inertie, elles sont encore présentes dans de nombreuses listes de diffusion et fédérations internationales, mais en réalité, il s’agit d’un petit groupe qui ne représente pas la position de la majorité des anarchistes russes. À notre connaissance, le projet « Assemblée » ne représente pas non plus la position de la majorité des anarchistes ukrainien·nes.
Nous n’essayons pas de présenter les groupes mentionnés ci-dessus comme une sorte de mal absolu. Ils ont peut-être mené des projets utiles et obtenu des résultats positifs dans le passé ou dans d’autres domaines sans rapport avec la guerre. Mais nous pensons que leur position « antimilitariste » sur la guerre en Ukraine est profondément erronée ; elle n’est certainement pas majoritaire parmi les anarchistes russes et ukrainien·nes. Examinons cet « antimilitarisme » plus en détail.
L’antimilitarisme passif n’est pas une solution, il fait partie du problème
Les critiques à l’égard de nos camarades ukrainien·nes découlent généralement d’un antimilitarisme dogmatique. Ce dogme affirme que seule la solidarité des classes ouvrières de tous bords peuvent mettre fin aux guerres. Il en résulte un puritanisme idéologique : les camarades deviennent incapables d’affronter les contradictions des guerres (par exemple, la coopération avec les armées nationales), elles et ils ne tiennent pas compte des spécificités géopolitiques dans différents contextes et elles et ils ne peuvent pas poursuivre la lutte dans la pratique parce que les idéaux ne correspondent pas à la triste réalité.
Le mantra « nous devons arrêter la guerre » met les belligérant·es sur un pied d’égalité, comme s’il s’agissait d’enfants turbulent·es qu’il faut réconcilier. Mais dans cette guerre, les belligérant·es sont fondamentalement inégaux, et « exprimer la paix » signifierait la victoire de la Russie, l’occupation d’une partie de l’Ukraine et le renforcement du régime de Poutine à l’avenir.
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C’est pourquoi nous sommes préoccupé·es par la tendance des anarchistes occidentaux à critiquer l’aide apportée à l’Ukraine. Il n’est pas surprenant que les luttes locales soient souvent plus proches et plus claires. Par exemple, pour les anarchistes en Grèce, l’un des sujets les plus importants est la résistance au colonialisme américain et aux bases militaires de l’OTAN. Bien sûr, en général, l’OTAN n’est pas meilleure que la Russie. Cependant, dans ce cas, le soutien à la résistance ukrainienne est bénéfique non seulement pour les élites occidentales et ukrainiennes, mais aussi pour le mouvement anarchiste en Russie, en Belarus, en Ukraine et dans d’autres pays voisins soumis à l’influence et aux menaces de l’État russe. Cela est d’autant plus vrai si l’on se souvient que le mouvement anarchiste a déjà été complètement détruit une fois dans cette partie du monde par l’Union soviétique. Cela se reproduira certainement si la Russie conserve son influence dans la région par des moyens militaires. Le même avenir attend tous les pays qui passeront sous la sphère d’influence russe.
Contre le boycott des anarchistes ukrainien·nes et belarus·ses
Plusieurs initiatives anarchistes ont décidé d’exclure les anarchistes ukrainien·nes et bélarus·ses de leurs sites web et de leurs événements. En particulier, le Salon du livre anarchiste des Balkans a refusé la participation du projet ukrainien « Solidarity Collectives », justifiant sa décision comme suit :
« Nous étions très préoccupé·es par le fait qu’une telle proposition soit soumise alors que l’État ukrainien kidnappe des personnes dans la rue et les envoie de force à l’abattoir de la guerre. Notre réponse à votre proposition d’accueillir la présentation est donc négative. »
Bien sûr, les anarchistes ukrainien·nes n’ont jamais appelé à kidnapper des personnes pour les envoyer au front. Cette justification de l’exclusion n’a rien à voir avec la réalité.
De même, le site anarchiste Indymedia d’Athènes a refusé de publier les messages de « Solidarity Collectives » pour les raisons suivantes :
« Il s’agit d’un appel à prendre parti dans une guerre, aux côtés d’une nation qui se trouve actuellement en première ligne de l’OTAN dans la guerre entre l’Occident et la Russie. Cela n’a rien à voir avec les opinions politiques d’Athens Indymedia, qui sont fondamentalement anti-guerre et anti-impérialistes. »
Dans le même temps, Indymedia Athènes regorge d’informations contre l’invasion israélienne en Palestine, un lieu qui est également le théâtre d’une guerre entre l’OTAN et l’Iran et ses alliés. La lutte contre l’impérialisme n’est pas toujours exempte de violence et nécessite souvent des armes fournies par les États. La position antimilitariste d’Indymedia Athènes ne semble ni logique ni cohérente. Il convient de noter que le Salon du livre anarchiste de Berlin en 2024 et 2025 a également rejeté les anarchistes belarus·ses.
Et ici, le problème principal n’est pas la position des Salons du livre anarchiste des Balkans et de Berlin ou d’Indymedia Athènes. Le mouvement anarchiste doit être ouvert à la discussion, et tout le monde ne doit pas nécessairement adhérer à une définition unique de l’impérialisme ou à des tactiques antimilitaristes spécifiques. Le problème réside dans les tentatives d’exclure complètement les anarchistes de régions entières, précisément au moment où ces régions font l’objet d’une agression impérialiste visant à une assimilation violente fasciste et à la destruction de l’identité nationale. Alors que Poutine prétend que les peuples belarus et ukrainien n’existent pas, les salons du livre anarchistes des Balkans et de Berlin ainsi qu’Indymedia Athènes excluent les camarades d’Europe de l’Est du mouvement anarchiste : par leur manque de compréhension des différentes positions, par leur refus de voir le contexte, par leur incapacité à accepter les contradictions auxquelles ces camarades sont actuellement confronté·es.
Ce que nous suggérons
- Remettez en question les informations qui vous parviennent. Essayez de connaître les opinions de tous les groupes concernés, en particulier ceux qui participent à des initiatives locales et qui sont moins visibles au niveau international.
- Lorsque vous faites des déclarations sur l’Ukraine, demandez l’avis de vos camarades locaux afin de clarifier et d’actualiser votre compréhension de la situation.
- Nous appelons tout le monde à se souvenir des principes fondamentaux de l’éthique anarchiste : ce qui importe, c’est l’unité et non l’éloignement, la solidarité et non l’opposition. Cela peut sembler évident, mais lorsque nous sommes confronté·es à des contradictions, nous oublions souvent comment nous comporter avec nos camarades dans la lutte.
- Opposez-vous ouvertement aux tentatives d’exclure les anarchistes belarus·ses et ukrainien·nes du mouvement anarchiste.
- Tirez les leçons des guerres en Ukraine, en Syrie et dans d’autres pays afin de créer les conditions propices à l’émergence d’un « troisième pouvoir » révolutionnaire capable de défendre la société à tous les niveaux en cas de guerre.
Pour signer cette déclaration ou pour toute autre question, veuillez écrire à anarchiststatement@riseup.net
Signataires :
Autonomous Action
Antijob
DIAna (Irkutsk Anarchist Movement)
Combat Organization of Anarcho-Communists (BOAK)
Anarchist group in emigration “Peripheria”
Anarchist Black Cross — Irkutsk
Ivan Astashin
Khubiskhal
AKRATEIA
Black Square
Black Loudspeaker
Solidarity Zone
Feminist Anarchist Response (Hamburg)
Lolja Nordic, co-founder of Feminist Antiwar Resistance, coordinator of FAR Vienna
Oleksii Shestakovych
Kira, Radikalnoe nastroenie
Artur Grand, Germany
FAR Collectiva (Finland)
Traduction DEhttps://andream94.wordpress.com/2025/12/01/ascoltate-i-compagni-ucraini/