13 septembre 2026
La Russie a réduit la production de pétrole brut à 8,718 millions de barils par jour en août. C’est 160 000 barils de moins que la moyenne révisée de juillet, et la plus forte baisse mensuelle depuis décembre, lorsque la production de pétrole a commencé à diminuer, a écrit Forbes.Ru.
Le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), faisant référence aux sources secondaires, fournit les données suivantes pour la Russie :
- Production de pétrole : 8,718 millions de barils par jour (en juillet – 8,877 millions de b/s).
- Plan/quota en vertu de l’OPEP+ : 9,887 millions de b/s (y compris toutes les restrictions volontaires).
- Écart par rapport au quota : la production était inférieure au niveau prévu autorisé de 1,169 million de barils par jour.
Selon Bloomberg, la baisse de la production se produit dans le contexte de l’augmentation des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes et les infrastructures d’exportation de pétrole brut. En août, les forces ukrainiennes ont attaqué au moins 22 fois les raffineries.
En raison des dommages, les entreprises ont été contraintes de réduire le traitement du pétrole. Dans le même temps, les frappes sur les infrastructures pétrolières et les ports n’ont pas permis aux plus grandes compagnies pétrolières russes de rediriger les matières premières excédentaires pour l’exportation.
En août, l’Ukraine a attaqué des navires et des infrastructures dans les ports du sud de la Russie, notamment à Novorossiïsk, plaque tournante essentielle des exportations de pétrole russe via la mer Noire. Face aux difficultés rencontrées par le secteur des carburants, le gouvernement russe a prolongé l’embargo sur la plupart des exportations de gazole jusqu’à fin septembre. Parallèlement, certaines régions de la Fédération de Russie ont réinstauré le rationnement de l’essence.
Les autorités russes anticipent une production pétrolière nationale inférieure aux prévisions initiales d’ici la fin de l’année, en raison d’une baisse des volumes de raffinage du pétrole brut. Le vice-Premier ministre Alexandre Novak a toutefois affirmé que ce recul était temporaire et qu’une fois les raffineries remises en service et la situation stabilisée, les volumes de production devraient repartir à la hausse.