La voix de l'opposition russe et de la résistance ukrainienne

Russie

Le métropolite de Saratov a affecté des prêtres aux dispensaires pour femmes

Commentaire de Karel :

Les femmes de Russie opprimées. Leurs maris, leurs fiancés, leurs fils meurent déjà par dizaines de milliers en Ukraine, et Poutine et l’Église orthodoxe poussent ensemble à la guerre. Et on dirait bien que cela ne suffit pas.

Les ténèbres enveloppent la terre russe.

Le métropolite Ignace de l’Église orthodoxe russe (Alexeï Deputatov) a promulgué un décret désignant un « prêtre responsable » pour chacune des 17 cliniques pour femmes des hôpitaux publics et des deux centres périnatals de Saratov. Cette information a été rapportée par le journal « Versiya-Saratov ».

Le décret stipule que les prêtres désignés auront pour mission de s’opposer à l’avortement et d’assurer l’accompagnement spirituel des patientes et du personnel médical des cliniques pour femmes. Les modalités précises de cette mission ne sont pas précisées.

Fin octobre, s’adressant à la Douma régionale de Saratov, le métropolite Ignace a demandé au ministre régional de la Santé d’autoriser la présence de prêtres dans les dispensaires pour femmes. Il a affirmé que la baisse du taux de natalité était due à « des tendances destructrices et aux idées occidentales, à la propagande de toutes sortes de perversions ».

« Il existe un puissant lobby qui s’intéresse à l’avortement et qui souhaite s’assurer qu’il soit pratiqué. On peut l’appeler un État profond au sein de l’État, comme on veut », rapporte Versiya à Saratov, citant Ignace. Le métropolite a également proposé d’ériger un monument aux enfants à naître devant une clinique de santé pour femmes, selon Current Time.

En Russie, l’avortement provoqué n’est pas interdit par la loi, malgré les réticences de l’Église orthodoxe russe. Cependant, les autorités mènent une campagne pour restreindre le droit des femmes à l’avortement. Plusieurs régions (à l’exception de la région de Saratov) ont adopté des lois « interdisant la contrainte à l’avortement ». Des amendes, pouvant atteindre 500 000 roubles dans certaines régions, sont prévues par les codes administratifs locaux. Dans certaines régions, les avortements sont de facto interdits dans les cliniques privées, et nombre d’entre elles, selon les autorités, ont volontairement renoncé à leur autorisation de pratiquer des avortements ; on en compte désormais plus de 700 dans tout le pays.

https://www-svoboda-org.translate.goog/a/saratovskiy-mitropolit-prikrepil-svyaschennikov-k-zhenskim-konsuljtatsiyam/33592615.html?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr