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Russie, Ukraine

« Ça n’a plus l’air aussi réjouissant » : la propagande de Poutine change de discours sur la guerre et la puissance de l’Ukraine

28 juin 2026

Les déclarations fanfaronnes du Kremlin sur la « prise de Kiev en trois jours » ont finalement fait place au désespoir et aux lamentations publiques.

Les principaux propagandistes russes, intervenant sur les chaînes de télévision centrales, appellent désormais ouvertement à un cessez-le-feu immédiat et se disent prêts à accepter toute stabilisation du front. La panique a été principalement alimentée par la crainte de perdre définitivement la Crimée occupée et par la perspective d’un conflit généralisé se déroulant à l’arrière du territoire russe. « Dyvoglyad » a mis en lumière ce changement de discours des organes de propagande du Kremlin.

Au lieu d’une « victoire », il s’agirait d’une paix de capitulation et de la reconnaissance de l’Ukraine.

Une vidéo révélatrice d’une discussion entre pseudo-experts russes a fait surface, prédisant une catastrophe rapide pour l’armée d’occupation si le Kremlin ne gèle pas rapidement les hostilités.

L’un des porte-parole du Kremlin, visiblement effrayé, a déclaré sans ambages :

« Tant qu’une telle opportunité existe, il vaut mieux régler ce problème par la voie du gel, plutôt que d’attendre une offensive réussie cet été, période durant laquelle j’ignore ce qu’il restera de la Crimée. C’est une véritable chance d’éviter le pire. »

Lors de l’émission télévisée, les participants ont convenu que la Russie n’était plus en mesure d’imposer ses conditions et devait accepter l’existence d’une Ukraine souveraine. Les intervenants ont proposé d’abandonner tout nouveau projet d’agression dans le Donbass afin de conserver les territoires déjà conquis.

Le propagandiste a reconnu l’échec de la stratégie de Poutine :

« Il me semble qu’il est encore pertinent de reconsidérer notre approche des objectifs de notre opération militaire et d’opter pour une trêve moins honnête, voire, comme on dit, obscène, mais néanmoins une trêve qui nous permettra de préserver les gains territoriaux obtenus lors de cette opération spéciale. Cela nous oblige cependant à accepter l’existence de l’Ukraine telle qu’elle est aujourd’hui, malheureusement, au moins pour un certain temps. Je comprends que cela soit déplaisant, et je suis prêt à accepter qu’à l’heure actuelle, contrairement à 2025, la situation ne soit plus aussi réjouissante. »

L’horreur d’une « catastrophe civilisationnelle » et l’autonomie des forces armées ukrainiennes.

Le pire cauchemar de l’élite politique et médiatique russe demeure la menace d’un transfert des frappes de représailles vers les mégapoles russes clés. Les intervenants de l’émission télévisée ont évoqué sans détour la perspective de pertes civiles colossales parmi les populations civiles à l’arrière. Le pseudo-expert a même appelé à l’abandon de l’offensive.

« Si nous sommes confrontés à une véritable catastrophe civilisationnelle, c’est-à-dire si nous parlons de la perte de vies humaines à Moscou, à Saint-Pétersbourg, à Iekaterinbourg, alors peut-être devrions-nous reconsidérer la question de Slavyansk et de Kramatorsk, d’autres localités dont nous avons tant besoin pour remporter la victoire ? »

À Moscou, un autre choc réside dans le fait que les forces armées ukrainiennes ont acquis une puissance de combat et une autonomie sans précédent. Les analystes déplorent que, même en cas de pressions occidentales théoriques sur Kiev, l’armée ukrainienne dispose déjà de ressources et d’armements à longue portée suffisants pour poursuivre de manière indépendante et méthodique la démilitarisation de la Crimée et des régions frontalières de la Fédération de Russie. Ils concluent qu’une nouvelle escalade de la part du Kremlin est totalement inutile et conduit la Russie à un effondrement inévitable. […]

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