La voix de l'opposition russe et de la résistance ukrainienne

France, Russie

La pieuvre rouge : comment la gauche russe légitime les guerres de Poutine dans l’espace post-soviétique du Front de Gauche à Borotba et au Club Molotov : les réseaux communistes au service de l’impérialisme russe

Europe Solidaire

2ème partie

Maria Dmitrieva est commissaire d’exposition et artiste, co-organisatrice de la zone culturelle autonome Studio 4413 (Saint-Pétersbourg).

Source : « КРАСНЫЙ СПРУТ » , groupe de résistance médiatique, syg.ma, 7 mai 2026.

Traduit du russe et notes pour l’ESSF par Adam Novak.

Commentaire de Robert :

La 2ème partie de cet article que nous publions aujourd’hui et dont nous conseillons l’étude à nos lecteurs, porte sur les méthodes d’infiltration des réseaux poutinien. En Moldavie avec le mouvement prétendument « antifaf ». Surtout pour ce qui nous concerne dans 2 pays européens : d’abord en Allemagne dans le mouvement de Sahra Wagenknecht, scissioniste des Linke, qui combat avec acharnement l’aide à la résistance ukrainienne et se retrouve avec son « populisme » conservateur aux côtés de l’AFD (Alternative für Deutschland), parti néo-nazi. En France où la direction de France Insoumise est approchée sinon dans la main des réseaux poutiniens. L’article avance un certain nombre de faits troublants : notamment en 2024, Kuzmanovic, qui travailla plusieurs années comme conseiller militaire de Mélenchon, a participé au sommet des BRICS à Kazan, « où il a évoqué la possibilité d’une adhésion de la France à ce groupement ». En 2025, la députée de La France insoumise, Sophia Chikirou, a manifesté portant un drapeau russe à une manifestation du « Régiment immortel » à Paris . Elle y a qualifié « l’éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne de « provocation ». Ces éléments doivent être porté à la connaissance des militants de gauche dans la période qui s’ouvre en France.

Moldavie 2014

En 2014, à l’approche des élections législatives en Moldavie, le projet « Antifa-Moldavie » a été lancé dans le but d’influencer la politique de rue et de provoquer des incidents sous couvert d’activisme urbain. L’organisation, d’extrême gauche et pro-russe, était soutenue par Igor Dodon  [ 26 ] (futur président de la Moldavie de 2016 à 2020) et développée par le politologue russe Aleksandr Bludyshev, déjà mentionné.

Il convient de rappeler ici l’influence exercée sur Igor Dodon, qui était supervisé par le SVR (service de renseignement extérieur russe)  [ 27 ] , le général Vladimir Chernov et par le représentant de la présidence de la Fédération de Russie, Dmitri Kozak , ainsi que les tentatives ultérieures de la Russie  de saboter les élections en Moldavie. La mission des agents infiltrés était de contrôler la politique étrangère du pays et de l’orienter vers des relations avec la Russie.

Le développement d’« Antifa-Moldavie », par analogie avec le mouvement ukrainien Borotba, était l’œuvre de Viktor Shapinov et Maxim Firsov. Mark Tkachuk, Grigorii Petrenko, Pavel Grigorchuk (organisateur du « Forum social de Moldavie ») et Alexandr Roshko – dirigeant de l’organisation internationale de jeunesse de la Gauche européenne (ENGYL) – étaient liés au Comité central du PCRM (Parti des communistes de la République de Moldavie)  [ 28 ] . À l’automne 2014, l’objectif principal du « Forum social » était d’organiser de petits groupes de sabotage et de mener des actions susceptibles de dégénérer en troubles de masse. Le rôle de Pavel Grigorchuk consistait à recruter des jeunes qui, moyennant une modeste somme, acceptaient de participer à des marches et des piquets de grève. Pour organiser des incursions plus audacieuses, les dirigeants et militants de Borotba et du Front de gauche se rendirent à Chișinău : Viktor Shapinov, Maxim Firsov, Dmitri Kaminski, Oles Diky et Vladimir Khrachev. Ils n’y restèrent pas longtemps, étant arrêtés puis expulsés de Moldavie. Le jugement du procureur précisait :

« Les mêmes personnes ont organisé et participé aux tentatives de sabotage sur ordre de leurs supérieurs hiérarchiques au sein du Bureau du Président de la Fédération de Russie : le politologue russe Aleksandr Bludyshev, Viktor Shapinov et le militant Maxim Firsov. Leurs objectifs étaient identiques : la création de réseaux d’influence extérieurs afin de déstabiliser les élections législatives dans les pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Ils agissent en instrumentalisant l’idéologie de gauche et en exploitant l’infrastructure héritée de l’ère soviétique. »

Sur les liens internationaux et l’influence de l’« Union des forces de gauche d’Ukraine », de Borotba et du Front de gauche sur la gauche européenne

L’instrumentalisation politique des idées socialistes, trotskistes, marxistes et communistes constitue un tremplin simple et compréhensible pour rallier les sympathisants de la gauche occidentale, qu’ils soient membres d’un parti ou non, et ainsi étendre son influence hors de Russie. Outre la déstabilisation de la situation intérieure et une visibilité accrue dans la rue, ces organisations tissent des liens avec la gauche occidentale, participant à des rassemblements et des conférences, publiant des documents et menant des campagnes de soutien aux camarades « réprimés » en Ukraine et en Moldavie.

Si, au sein de la sphère politique russe, les partis de gauche créent l’illusion d’une pseudo-compétition sans risque avec le pouvoir central (par exemple, le KPR), alors, sur la scène extérieure de la politique étrangère et de l’influence russe, ils mettent en scène les scénarios des technologues politiques du Kremlin dans les cercles politiques de gauche, se cachant derrière les idées de socialisme, d’égalité, de révolution et de soutien à la population russophone des « Républiques populaires » .

Nombre d’organisations de gauche internationales interprètent ces gestes comme une forme de protestation populaire. Leurs illusions sont souvent dues à la loyauté et à un manque de regard critique sur le projet mythifié de l’URSS. Pour une analyse approfondie de ce phénomène – l’amalgame entre l’opposition à l’OTAN et aux États-Unis et le soutien effectif à l’impérialisme russe – voir l’analyse du « campisme » par Francisco Louçã  [ 29 ] et le récent essai en deux parties de Simon Pirani pour l’ESSF  [ 30 ] .

Pour diverses raisons, les médias et les groupes de gauche, tant après 2014 qu’après 2022, diffusent des discours qui arrangent le Kremlin. Il est difficile d’imaginer des alliés plus fidèles pour valider et légitimer la politique russe actuelle que ces groupes et partis de gauche .

Vasyl Volha a souligné dès 2009 l’ampleur du travail accompli pour « tisser des liens avec la gauche politique européenne » : « Il s’agit de SYRIZA (Grèce) et de Die Linke (Allemagne). Die Linke n’est pas au pouvoir, mais est représentée au Parlement européen et au Bundestag. Il s’agit des socialistes français, il s’agit du Parti travailliste britannique. Avant même d’entamer nos manifestations publiques, nous avons établi des contacts et des accords de soutien et d’assistance mutuels. »

En 2026, les alliés et les complices internationaux restent actifs. Les partis mentionnés continuent d’apporter leur soutien à la gauche pro-russe.

1. Le Manifeste pour la paix est une pétition en ligne créée en février 2023 par la femme politique Sahra Wagenknecht et la publiciste Alice Schwarzer . Ce manifeste appelait Scholz à mettre immédiatement fin à « l’escalade des livraisons d’armes » et à se placer « à la tête d’une alliance forte » pour un cessez-le-feu et des négociations de paix. Sahra Wagenknecht a été députée européenne de 2004 à 2009 et vice-présidente du parti de 2010 à 2014. De septembre 2009 à mars 2025, elle a été députée au Bundestag allemand. Elle défend systématiquement des positions pro-russes.

2. Critique élogieuse du manifeste par un média communiste pro-russe, 2023.

Sahra Wagenknecht  [ 31 ] , bien qu’ayant quitté Die Linke et fondé son propre parti, l’« Alliance Sahra Wagenknecht », conserve une influence grâce au soutien d’Andrej Hunko  [ 32 ] , dont les positions systématiquement anti-ukrainiennes continuent de peser dans les cercles politiques de gauche du Bundestag. En octobre 2024, A. Hunko accompagnait des représentants du Conseil de l’Europe ( APCE ) en Géorgie (Sakartvelo), à l’issue desquels il a déclaré : « Dans le contexte de la guerre en Ukraine, l’UE et les États-Unis exercent une pression croissante sur le pays, exigeant qu’il s’engage dans la confrontation avec la Russie. Cela place la Géorgie face à une grave épreuve. Donner des recommandations au pays concernant les élections et promettre des sanctions en cas de « mauvais » choix est inapproprié et antidémocratique. » Par là, il justifiait d’avance la falsification du processus électoral en faveur de l’hégémonie du parti pro-russe « Rêve géorgien ». Dans une déclaration commune, les présidents des commissions des affaires étrangères et européennes de l’Allemagne, de la Lituanie, de l’Estonie, de la Lettonie, de l’Irlande, de l’Ukraine, de la Pologne et du Canada ont appelé l’Union européenne à ne pas reconnaître les résultats, les qualifiant de « ni libres ni équitables ».

 A. Hunko a soutenu le manifeste et la pétition en ligne contre les livraisons d’armes allemandes à l’Ukraine et en faveur de négociations de paix, alors même que la Russie envahissait l’Ukraine à grande échelle. Andrej Hunko est un homme politique résolument pro-russe. Il est membre de l’ Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) depuis 2010. Depuis 2015, il est vice-président du groupe parlementaire « Groupe confédéral » de la Gauche unitaire européenne et, depuis 2020, vice-président du groupe parlementaire de la Gauche au Bundestag. Hunko a quitté Die Linke et a rejoint en 2023 la nouvelle Alliance Sahra Wagenknecht .

1 « Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a participé à l’action du Régiment immortel le 9 mai à Moscou, rapporte Le Monde », en 2018.

2. « Jean-Luc Mélenchon : La Russie n’est pas un archipel du mal et n’est pas peuplée que de partisans de Poutine. Le leader de La France insoumise prépare un congrès international des forces de gauche avec Sergueï Oudaltsov. »

Jean-Luc Mélenchon  [ 33 ] , dirigeant de « La France insoumise » (LFI) , sympathise depuis longtemps avec la gauche russe du Front de gauche. En 2018, après l’annexion de la Crimée et l’ouverture d’une cellule du Front de gauche en Crimée, Mélenchon a collaboré avec Udaltsov et a planifié avec lui une vaste action internationale commune. J.L. Mélenchon a également participé à l’action du « Régiment immortel »  [ 34 ] le 9 mai à Moscou. Parallèlement, Mélenchon avait pour conseiller en matière internationale et de défense Georges Kuzmanovic , figure du livre « Les réseaux du Kremlin en France » de Cécile Vaissié . Ce dernier est actuellement à la tête du mouvement « République souveraine ». En 2024, Kuzmanovic a participé au sommet des BRICS à Kazan, où il a évoqué la possibilité d’une adhésion de la France à ce groupement. En 2025, la députée de La France insoumise, Sophia Chikirou, a rejoint le « Régiment immortel » à Paris . Sur la vidéo de l’événement, elle pose à côté du drapeau russe et qualifie l’éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne de « provocation ». Le « Régiment immortel » parisien rassemble des participants de tous horizons, y compris de gauche : « Des représentants des mouvements marxistes français participent à la marche. J’y étais déjà l’an dernier. Nous, communistes, ne devons pas oublier la contribution de l’Union soviétique à la victoire sur le nazisme », a souligné un représentant du mouvement de gauche Pôle de renaissance communiste en France ( PRCF ). Une femme est venue à la manifestation avec une pancarte exigeant « la fin de la guerre que les États-Unis mènent contre la Russie avec l’aide de l’Ukraine. Les Russes ne sont pas nos ennemis, et je ne comprends pas pourquoi tant de gens cèdent à la russophobie », a ajouté Selvi . L’organisateur de l’action du « Régiment immortel » à Paris est Georgy Shepelev, également chef du Conseil de coordination des compatriotes russes en France et une figure mentionnée dans le livre sur les réseaux d’influence du Kremlin cité plus haut.

Afin de renforcer la confiance internationale dans le projet soviétique d’« unité » des « peuples frères » de Russie, le Kremlin investit des ressources considérables dans la création d’« organisations de gauche » dans les régions ciblées par des actes de sabotage. Le plus souvent, ces organisations – comme l’« Union des forces de gauche » en Crimée et le « Front de gauche » à Moscou – s’appuient sur l’ancienne infrastructure communiste. On observe cependant des projets à court terme, conçus pour réagir rapidement à des actes de sabotage : « Borotba » en Ukraine, « Antifa » en Moldavie, avec les mêmes participants qu’en Ukraine lors des attentats anti-Maïdan (Viktor Shapinov, Maxim Firsov). Leurs missions consistaient à mener des campagnes de désinformation lors des manifestations pré-électorales en Ukraine et en Moldavie, à accroître leur visibilité médiatique, à provoquer les foules, à organiser des rassemblements pro-russes, à réprimer les manifestations et, bien sûr, à établir des liens internationaux pour développer les réseaux de propagande russe.

À cette fin, des campagnes de solidarité internationale sont lancées : rassemblements, conférences, coalitions politiques internationales et alliances de soutien. Les mécanismes utilisés pour rallier le soutien de la gauche occidentale varient : souvent, ils s’appuient sur les idées reçues et les mythes internationaux concernant l’Union soviétique ; dans certains cas, les alliés de longue date du Kremlin au sein des partis européens sont impliqués, motivés par des intérêts économiques ; ailleurs, le facteur décisif est la cyberinfrastructure du GRU  [ 35 ] et ses agents d’influence extérieurs.

Maxim Firsov, membre du Front de gauche, s’est présenté comme un militant de Borotba lors du symposium international des anti-impérialistes à Istanbul en 2017. Source : « Tout le pouvoir aux soviets ».

Il est important de noter avec quel cynisme le programme des mouvements antifascistes est réinterprété au sein de ces organisations mises en scène, et comment les technologues politiques utilisent l’esthétique et les symboles politiques comme une forme sans contenu . Sur la question plus générale de l’instrumentalisation de l’« antifascisme » par le Kremlin comme rhétorique contre l’Ukraine, voir également la récente analyse de l’ESSF concernant la brochure de Spartak  [ 36 ] et l’étude de Michael Karadjis sur les appels de Poutine à l’extrême droite européenne  [ 37 ] .

Une fois leurs missions accomplies, les organisations cessent d’exister, mais leurs organisateurs et participants passent d’un projet à l’autre, créant de nouvelles associations et coalitions.

Fin de la 2ème partie

Notes de bas de page :

[ 26 ] Igor Dodon : dirigeant du Parti des socialistes de la République de Moldavie (PSRM), président de la Moldavie de 2016 à 2020 ; poursuivi par la suite pour corruption. Figure pro-russe de longue date de la politique moldave ; sur la réorientation de la politique moldave après 2014, voir Alexandru Leşanu, « Spicy political soup of post-Soviet Moldova », ESSF, disponible à l’adresse : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article68277 ; sur les élections de 2025, voir Lilia Nenescu et Vitalie Sprinceana, « Moldova’s Parliamentary elections were fighting and won on Halloween scarecrows », ESSF, disponible à l’adresse : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article76506

[ 27 ] Sluzhba Vneshney Razvedki, Service de renseignement extérieur de la Fédération de Russie.

[ 28 ] Partidul Comuniștilor din Republica Moldavie, le parti communiste de Moldavie, successeur de l’Union soviétique, au pouvoir de 2001 à 2009 sous Vladimir Voronine.

[ 29 ] Francisco Louçã, « Internationalisme, campisme : les deux identités de la gauche étiquetée », ESSF, 22 décembre 2024. Disponible sur : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article73703

[ 30 ] Simon Pirani, « Cinq questions pour la gauche occidentale sur l’Ukraine et l’impérialisme », ESSF, 15 mars 2026. Disponible sur : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article78328 ; et « Palestine, Ukraine et la crise des empires », ESSF, 9 avril 2024. Disponible sur : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article70416

[ 31 ] Sahra Wagenknecht : femme politique allemande, ancienne figure de proue du courant social-conservateur de Die Linke, fondatrice du Bündnis Sahra Wagenknecht (BSW) en janvier 2024. Son « Manifeste pour la paix » de 2023, coécrit avec la publiciste féministe Alice Schwarzer, est devenu le principal instrument de l’opposition de gauche aux livraisons d’armes allemandes à l’Ukraine. Pour une analyse détaillée du BSW, voir Manuel Kellner, « Sahra Wagenknecht and BSW », ESSF, disponible à l’adresse suivante : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article70085 Pour une analyse plus large de la crise que traverse Die Linke, engendrée par son courant actuel, voir Steffen Lehndorff, « How Die Linke prepares the ground for reactionary forces », ESSF, disponible à l’adresse : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article65728 et Paul Mason, « The crisis in Die Linke », ESSF, disponible à l’adresse : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article66359

[ 32 ] Andrej Hunko : député du Bundestag de longue date (2013-2025), d’abord pour Die Linke et à partir de 2023 pour BSW ; membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) depuis 2010 et vice-président du groupe Gauche unitaire européenne depuis 2015. Défenseur constant du « dialogue » avec la Russie de Poutine et de l’interprétation campiste de la guerre en Ukraine.

[ 33 ] Jean-Luc Mélenchon : homme politique français, fondateur de La France insoumise (LFI) et candidat à l’élection présidentielle à trois reprises (2012, 2017, 2022). Il a soutenu l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, s’est toujours opposé aux livraisons d’armes à l’Ukraine et, après 2022, a apporté son soutien à Alexeï Sakhnine et au réseau PSL. Pour une analyse plus approfondie, voir « Pourquoi La France insoumise de Mélenchon ment-elle sur l’Ukraine ? », ESSF, disponible à l’adresse suivante : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article76008 ; sur le débat antimilitariste français plus large, voir « En France, les antimilitaristes de gauche changent de position », ESSF, disponible à l’adresse suivante : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article74379

[ 34 ] Initialement un mouvement commémoratif populaire en hommage aux vétérans soviétiques de la « Grande Guerre patriotique », lancé à Tomsk en 2012, le « Régiment immortel » a rapidement été intégré par le Kremlin au culte d’État de la « Victoire » post-2014, fournissant une justification idéologique à la mobilisation militaire actuelle. La participation de personnalités politiques de gauche étrangères à la manifestation du 9 mai à Moscou revêt une signification politique indéniable depuis l’annexion de la Crimée.

[ 35 ] Glavnoye Razvedyvatelnoye Upravlenie, la Direction principale de l’état-major général des forces armées de la Fédération de Russie, l’agence de renseignement militaire étranger.

[ 36 ] Adam Yam, « Comment la Russie instrumentalise l’« antifascisme » pour justifier la guerre en Ukraine », ESSF, disponible sur : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article74151

[ 37 ] Michael Karadjis, « Poutine accuse l’Occident de “satanisme” pour justifier la conquête coloniale de l’Ukraine par la Russie », ESSF, disponible sur : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article64229

[ 38 ] Pour un récit de gauche contemporain écrit immédiatement après les événements, voir « Que s’est-il passé à Odessa ? Maïdan, le gouvernement, le Mouvement à l’Est », ESSF, disponible à l’adresse suivante : https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31899

https://europe-solidaire.org/spip.php?article78802