Transmis par Entre les lignes entre les mots
1er septembre 2026
Les Femmes en noir de Belgrade (Žene u crnom) sont une organisation non gouvernementale féministe et pacifiste fondée le 9 octobre 1991 en Serbie pour protester contre la guerre, la violence et le nationalisme. Le groupe est né pour défier la politique belliqueuse du régime de Slobodan Milošević et exprimer la solidarité avec les victimes des conflits dans les Balkans.
Les « Femmes en noir » condamnent avec la plus grande fermeté la décision des autorités de la République de Serbie d’enterrer Ratko Mladić, criminel de guerre condamné, avec les plus hauts honneurs d’État et militaires.
Pendant plus de 15 ans, la Serbie a servi de refuge à un individu soupçonné de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Sans la pression exercée par l’Union européenne, la Serbie ne l’aurait jamais extradé vers le Tribunal de La Haye.
Depuis le génocide de Srebrenica en 1995 jusqu’à sa mort en 2026, bien que les gouvernements se soient succédé en Serbie, ni la position de l’État serbe et de ses institutions, ni le climat au sein de la société serbe n’ont changé. Pendant tout ce temps, le triomphalisme a régné – comme la phase qui suit la dernière étape du génocide : le déni. En Serbie, non seulement le génocide est nié, mais ses auteurs sont célébrés comme des héros.
Cela montre bien que l’État serbe et la société serbe ont toujours soutenu un criminel de guerre condamné, qui, lors de son procès, n’a jamais manifesté le moindre remords pour les crimes commis sous ses ordres pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine.