La voix de l'opposition russe et de la résistance ukrainienne

États-Unis, Ukraine

Budanov estime que les combats pourraient prendre fin d’ici novembre et a confirmé la venue d’une délégation américaine à Kiev

Kyrylo Budanov

Maria Drobyazko

1er juin 2026

Commentaire de Jean Pierre :

Derrière ces propos que l’on pourrait qualifier de diplomatiques, la « base » de l’ « accord », c’est le blocage de l’armée russe sur le front, ses pertes quotidiennes en hommes, la désorganisation de ses arrières pilonnés par les  drones ukrainiens et l’incapacité  à se réorganiser même sur le plan tactique pour se relancer.  Même au sein de l’armée russe la pression monte en faveur d’un accord de cessez le feu.  Ce sont ces données concrètes qui constituent la « base ». Les faits sont têtus comme on sait.

Le chef de cabinet du président ukrainien, Kyrylo Budanov, a déclaré qu’il existait des signes concrets d’une base pour la cessation des hostilités et a admis que l’Ukraine pourrait y parvenir d’ici novembre de cette année.

Il l’a déclaré lors du forum international « Architecture de sécurité », rapporte un correspondant d’Espresso.

« Je suis convaincu que nous avons les moyens d’y parvenir et de le mettre en œuvre. Si la Russie refuse finalement, cela est également possible. Cependant, il existe aujourd’hui des signes concrets indiquant que les bases d’une cessation des hostilités sont déjà réunies », a-t-il déclaré.

Selon Budanov, les négociations se poursuivent, même si elles ne sont pas menées publiquement. Il a confirmé que la délégation américaine se prépare à arriver à Kyiv et que toutes les parties se préparent à la réunion.

Un autre échange de prisonniers, à raison de 1 000 pour 1 000, est également prévu prochainement. Budanov a qualifié la question des échanges de civils de plus complexe : le nombre de civils ukrainiens détenus en Russie dépasse largement celui des civils russes en Ukraine.

Il a également commenté la menace que représentent les armes russes. Budanov a qualifié le missile « Oreshnik » de simple outil de démonstration, tandis que les missiles « Iskander », les systèmes S-400, les missiles de croisière et les drones constituaient une menace bien plus réelle. Selon lui, malgré l’importance de cet arsenal, la Russie ne parviendra pas à vaincre les Ukrainiens.

https://espreso.tv/viyna-z-ukrainoyu-budanov-dopuskae-zavershennya-boyovikh-diy-do-listopada-i-pidtverdiv-priizd-amerikanskoi-delegatsii-do-kieva