Le parti de son rival Péter Magyar, Tisza, a remporté plus de 53 % des voix, loin devant le Fidesz du premier ministre, qui décroche à peine 38 %, et devrait obtenir 138 des 199 sièges du Parlement, ce qui lui assure une supermajorité constitutionnelle.
Par Jean-Baptiste Chastand (Budapest, envoyé spécial)
Fidèle à sa réputation de ville libérale et fêtarde, Budapest a dansé et exulté jusqu’au bout de la nuit. « C’est fini ! C’est fini ! C’est fini ! », « Les Russes à la maison ! », ont crié des dizaines de milliers de Hongrois, souvent jeunes et ivres de bonheur. Ils ont spontanément envahi les rues de la capitale hongroise pour célébrer, dimanche 12 avril, la lourde défaite de Viktor Orban aux élections législatives. Après seize ans d’extrême droite au pouvoir et autant d’années de recul démocratique, Budapest n’était plus que bruits de klaxons, embrassades et beats de musique électronique.
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