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Russie

Le personnage émet presque des roucoulements. Alexandre Adelfinsky : On a beaucoup dit, et à juste titre, que le « grand-père » avait été trahi par ses propres collègues du Kremlin

Tout se déroule comme prévu, dessin de A.Petrenko

Mise à jour : 27 mai 2026

Si cela n’avait pas été si terrifiant, le « waaa » de Poutine au lieu de « hourra » dans la vidéo devenue virale aurait même pu être perçu comme touchant, s’il ne l’avait pas prononcé lui-même, non pas avec ces personnes, non pas dans cette situation, mais dans un autre pays et à une autre époque.

Rappelons-nous que Poutine, le chef de la junte russe, a appelé ses complices réunis autour du slogan « ville et paix » à soutenir les criminels de guerre restants qui tuent et pillent actuellement, en lançant trois « hourra ! », mais lui-même n’y est pas parvenu et a laissé échapper un son inimaginable à ce moment-là : « ouah ! », à trois reprises, avec une expression étrange et sauvage qui mêlait une sorte de grave maladie psychosomatique, des troubles mentaux inquiétants, des émotions psychiatriques vives et la pensée évidente : « Je vous tiens tous à ma merci, bande de vermine ! »

On a beaucoup parlé, et à juste titre, de la trahison de « Grand-père » par ses collègues du Kremlin. Ces derniers temps, il est devenu de plus en plus évident que « Oncle Vova », comme on dit, a commis l’erreur fatale de « franchir la mauvaise porte » en matière de pensée parallèle. Dans ce monde, des Petchénègues, isolés dans un bunker, émergent de leurs murs – et ce ne sont certainement pas des reconstituteurs historiques. Puis, des Polovtsiens émergent à leur rencontre, eux aussi loin d’être des reconstituteurs. Tous sont accueillis par l’immortel Gandhi. Et puis, divers personnages se joignent à la fête, dans la mesure où les diagnostics présidentiels le permettent.

Là-bas, ils sont tous heureux et à l’aise. Mais la planète est terrifiée. Et là, une fois de plus, on se souvient de toutes les « manifestations originales » de Poutine, expliquées soit par son manque d’intelligence, soit par l’incompétence de ses conseillers en communication. Mais Nemtsov et Novodvorskaya avaient raison, constatant avec plus ou moins d’émotion que le pays est contrôlé depuis longtemps, avec acharnement et de façon inacceptable et dangereuse, par une personne souffrant d’un dysfonctionnement systémique profond.

Qui sont ses camarades ? Des fous du même genre, mais cachés ? À quel point sont-ils fous ? Pourquoi la junte qui a pris le pouvoir garde-t-elle Poutine comme figure de proue ? Qui le remplacera, et à quel point sera-t-il fou, si l’on en croit le processus de sélection négative ?

Il y a trop de questions, et chacune d’elles a un prix : des vies humaines. Il est désormais presque unanimement admis que « Petit Tsakhes » – Poutine – est un criminel, fruit de l’illusion collective de ceux qui ont voté pour lui au départ, de ses amis, et qui n’ont pas compris l’essentiel. Or, l’essentiel est le suivant : un criminel de guerre à la voix mielleuse, d’un cynisme diabolique et aux complexes démesurés. Et qui possède l’arme nucléaire.

Il ne fait aucun doute que Poutine doit être personnellement destitué et neutralisé par tous les moyens nécessaires, même les plus radicaux. Nous avons besoin d’un mécanisme qui empêche des fous comme lui de prendre le pouvoir sur un État nucléaire ! Nous avons besoin d’un système qui élimine ce genre de personnes dès les premiers signes de pouvoir. Le monde ne doit plus jamais dépendre de « petits Tsakhes » !

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