15 septembre 2026
Les 12 et 13 septembre, la police turque a procédé à des arrestations massives de militants LGBT. Des perquisitions ont eu lieu à Istanbul, Ankara, Izmir et Antalya. Les forces de l’ordre ont perquisitionné les appartements des militants, les bureaux d’organisations LGBT et des boîtes de nuit. Selon les rapports de police, 26 personnes ont été interpellées à Istanbul et 20 autres à Ankara. Au total, des perquisitions ont été menées dans 12 provinces. L’association de défense des droits LGBT Kaos GL fait état de 50 arrestations, dont certaines de ses employées.
Kaos GL affirme que les perquisitions menées dans ses bureaux et les appartements de ses employés ont été déclenchées par des publications sur le site web et les réseaux sociaux de l’association, jugées « obscènes » par le parquet. Plusieurs sites web et pages de réseaux sociaux appartenant à des organisations LGBT et à des militants ont été bloqués samedi. L’accès a été restreint non seulement aux pages des militants, mais aussi aux sites web d’organisations universitaires, comme le Club de recherche LGBT de l’Université Boğaziçi et l’Association pour l’éducation, la recherche et la médecine sexuelles (CETAD).
L’opération policière s’inscrit dans le cadre de l’initiative gouvernementale « Ma famille est en sécurité », visant à lutter contre la baisse de la natalité et à protéger les enfants des influences néfastes. Le ministre turc de la Justice, Arkin Gülek, a annoncé que le parquet menait des enquêtes dans 15 provinces. Selon le ministre, 162 suspects, neuf organismes publics et 13 entreprises sont visés par l’enquête.
L’Association turque des droits de l’homme a condamné les agissements des autorités. « Le véritable nom de cette campagne n’est pas « Ma famille est en sécurité » ; il s’agit d’une discrimination d’État, d’une politique d’intimidation et d’une destruction de la société civile », ont écrit les représentants de l’association sur les réseaux sociaux.