6 juillet 2026
Le géant russe du gaz Gazprom a conclu un accord avec le ministère de la Défense pour créer des groupes de tir mobiles chargés de protéger l’infrastructure de la société, y compris contre les attaques de drones ukrainiens, a rapporté le point de vente indépendant Ekho, citant des documents internes de l’entreprise.
Ce mouvement met en évidence les efforts croissants de Moscou pour renforcer les infrastructures énergétiques critiques contre les frappes de drones de plus en plus fréquentes à longue portée, qui ont perturbé les installations pétrolières et gazières à travers la Russie depuis le début de la guerre à grande échelle en Ukraine. Plutôt que de compter uniquement sur les forces militaires régulières, les autorités se sont de plus en plus tournées vers les unités volontaires régionales et les formations de réserve pour renforcer la défense aérienne autour des sites stratégiques.
Selon les documents, les volontaires subiraient des examens médicaux, un processus de sélection rigoureux et deux mois de formation avant de signer des contrats de trois ans pour rejoindre la réserve de mobilisation de la Russie. L’arrangement permettrait aux participants de poursuivre leurs travaux civils tout en suivant périodiquement une formation militaire.
La mission principale des groupes de tir mobiles serait de patrouiller et de protéger l’infrastructure gazière de Gazprom, selon les documents. Pendant les exercices d’entraînement, les réservistes pourraient également être affectés à la protection d’autres infrastructures critiques, mais uniquement dans la région où leur contrat a été signé.
Gazprom a signalé à plusieurs reprises des frappes de drones ukrainiens sur ses installations depuis le début de 2026, y compris des stations de compression qui soutiennent les exportations de gaz via les pipelines TurkStream et Blue Stream.
En mai, des drones ont frappé l’usine de traitement du gaz Astrakhan de l’entreprise, l’une des plus grandes installations de traitement du gaz de Russie. Les drones ont également ciblé les usines de traitement du gaz et de l’hélium de Gazprom dans la région d’Orenburg fin juin.
L’initiative signalée fait suite à des mesures similaires adoptées ailleurs en Russie. Plus tôt cette année, les autorités de la région de Leningrad ont annoncé le recrutement de groupes de tir mobiles volontaires pour se défendre contre les attaques de drones.
Les volontaires qui signaient des contrats par l’intermédiaire du bureau régional d’enrôlement militaire se sont vu promettre un paiement unique de 250 000 roubles (environ 3 200 $), un salaire mensuel à partir de 200 000 roubles (environ 2 560 $) et une prime de 100 000 roubles (environ 1 280 $) pour chaque drone qu’ils abattent.