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Europe, Russie, Ukraine

Poutine se prépare à une guerre pour le Donbass jusqu’à l’automne 2027 et pourrait annoncer une nouvelle mobilisation

kremlin.ru

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16 août 2026

Des responsables occidentaux estiment que Vladimir Poutine se prépare à une nouvelle offensive en Ukraine cet hiver, qui s’accompagnera de frappes contre les positions des forces armées ukrainiennes et les infrastructures civiles, et rendra la guerre encore plus dévastatrice.

Comme le rapporte le New York Times en citant des responsables occidentaux, certains d’entre eux estiment qu’à l’automne, après les élections à la Douma, Poutine annoncera une nouvelle mobilisation. D’autres craignent également que le président russe, acculé, ne se lance dans une escalade avec l’OTAN et dans des attaques hybrides en Europe afin de diviser l’alliance.

D’après les estimations des responsables occidentaux, Poutine serait peut-être prêt à poursuivre la guerre pour le Donbass jusqu’à l’automne 2027. Une nouvelle fenêtre de négociation pourrait alors s’ouvrir. Celle-ci deviendrait plus probable si l’objectif du Kremlin, à savoir le contrôle total de la région de Donetsk, n’était pas atteint, ont déclaré des sources du NYT.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni tentent d’assurer la participation de l’Europe à ces futures négociations sur l’Ukraine, ont indiqué trois responsables. Les représentants de ces pays estiment que le règlement de la guerre et les relations futures avec la Russie sont trop importants pour la région pour s’en remettre exclusivement à l’administration du président américain Donald Trump, qui semble de plus en plus imprévisible.

Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne comptent devenir les principaux négociateurs européens. Ces pays constituent le noyau dur de la « coalition des volontaires » qui soutient Kiev et élaborent des options de garanties de sécurité pour l’Ukraine après un éventuel règlement du conflit.

Selon des responsables, il est également nécessaire de consulter la Pologne, l’Italie et les pays d’Europe du Nord, tandis que l’Union européenne doit être informée, puis directement impliquée dans le processus. Cependant, la participation éventuelle de l’Europe aux négociations sur l’Ukraine est compliquée par des divergences au sein même de l’UE. Cela tient au fait que certains pays, notamment ceux limitrophes de la Russie et de l’Ukraine — par exemple la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie et la Hongrie — ne font pas entièrement confiance à l’Allemagne et à la France pour défendre leurs intérêts.

Selon Norbert Rettgen, président de la commission des affaires étrangères du Bundestag allemand, compte tenu du manque d’intérêt de Poutine pour les négociations, les Européens se contentent pour l’instant de prendre leurs désirs pour des réalités. « À un moment donné, l’Europe doit s’imposer, car sa sécurité est menacée et n’est plus considérée par Washington comme un intérêt vital. Mais pour l’instant, Poutine voit un avantage à tenter de diviser l’Occident et à interagir avec l’Europe par l’intermédiaire des États-Unis », a fait remarquer M. Rettgen.

« Les Européens ont des atouts en main, mais nous devons les jouer avec intelligence », a déclaré l’ancien diplomate allemand Hans-Dieter Lukas. Il a toutefois souligné la nécessité d’une coordination étroite avec les États-Unis, faute de quoi la Russie « enfoncerait des clous » entre les alliés occidentaux.