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Russie

Mais ils n’ont pas commencé à chanter…Alexandre Adelfinsky : Volodine ressemblait à un fou du village qui s’était fait pipi dessus

Vladimir Poutine et Viatcheslav Volodine.

Mise à jour : 28/07/2026

Commentaire de Jean Pierre :En bref, Poutine n’a pas eu droit au slogan prévu à la Douma d’Etat pour l’assurer de son enthousiaste « approbation jusqu’à l’orgasme ».  Comme aurait pu le dire Stendhal, ce fut un fiasco, sans doute prémonitoire.

Vyacheslav Volodine, président de la Douma d’État de la Fédération de Russie récemment devenu milliardaire, voulait faire ce qu’il estimait être mieux, mais « mieux » n’a, une fois de plus, « pour une raison quelconque », pas fonctionné…

En clôturant la dernière séance plénière de la Douma d’État de l’actuelle législature, les députés devaient symboliquement afficher un signe de loyauté envers Poutine et sa politique délirante, d’autant plus que la prochaine législature commencera à propager une nouvelle série d’absurdités dangereuses dès les « élections » de septembre.                                               

Que pouvait-on faire de plus pour symboliser tout ce que la huitième session avait mis en place ? Il fallait un message fort, qui marque les esprits à la télévision, pour que tout le monde s’en souvienne.

Volodine ne se contentait pas de vouloir des applaudissements à la fin, mais exigeait que le slogan « Russie ! Poutine ! Victoire ! » soit répété à plusieurs reprises : il a prononcé ces mots pas moins de cinq fois, transperçant la salle de son regard, exigeant un cri collectif. En réalité, Volodine exerçait une pression sans appel sur l’assemblée.

Que devait-il se passer, compte tenu des attentes ? Bien sûr, tous les députés étaient tout simplement tenus de reprendre le slogan, de l’amplifier, de le faire résonner sans fin, en écho, et probablement de se laisser emporter par leur ferveur de députés envers le « chef ».

Mais un incident embarrassant s’est produit. Ils n’ont pas répété après Volodine ! Ils n’ont ni repris ni accompli les actions énumérées ci-dessus. Seulement des applaudissements, pour être honnête, formels et qui ne convainquaient pas de leur « approbation jusqu’à l’orgasme ».

Comment ça ?! Volodine avait l’air d’un fou de la ville qui s’était pissé dessus. Sur le plan symbolique, cela a été une gifle que la junte s’est infligée à elle-même : même la branche formellement législative de la bande appelée « le pouvoir de la Russie de Poutine » n’a pas résisté à un tel excès et a finalement… « craqué » – au moment le plus mémorable, le moment final.

Apparemment, même les plus obstinés et les plus cyniques n’ont pas réussi à mener à bien cette manœuvre conjointe avec Volodine, car les derniers vestiges d’un tant soit peu de bon sens s’y sont opposés… Ainsi, les députés eux-mêmes ont, inconsciemment ou consciemment, adressé à Poutine un grand et collectif « gros… » : un refus de le glorifier…

Que cette image soit le signe avant-coureur des défaites radicales attendues du système poutinien et, à terme, de la chute de tout l’empire du mal « rashiste » !

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